La création d’une entreprise n’est pas de tout repos. Pour créer et avancer avec le plus de sérénité, il est conseillé de piocher dans la longue liste d’aides disponibles. Ces offres prennent plusieurs formes. On retrouve notamment l’exonération des charges fiscales, l’accompagnement technique, les aides financières, etc. Ces solutions favorisent la croissance des entreprises surtout si vous êtes un novice du domaine.
Il suffira d’analyser et de trouver le dispositif auquel vous êtes éligible et de faire les démarches nécessaires. Quelles sont donc les différentes aides à la création d’entreprises pour les entrepreneurs ? 

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Exonérations des charges sociales, allègement fiscal et maintien des allocations 

L’exonération des charges sociales est l’aide la plus accessible aux entrepreneurs. Ces allègements prennent divers noms et formes. Les options possibles sont : 

  • ACRE : Aide à la Création et à la Reprise d’Entreprise ;
  • ARE : Aide au Retour à l’Emploi ;
  • ARCE : Aide à la Reprise et à la Création d’Entreprise ;
  • Congé pour création d’entreprise ;
  • JEI : Jeune Entreprise Innovante ;
  • CIR : Crédit d’Impôt Recherche.

L’ACRE est un dispositif dont les bénéficiaires sont exonérés partiellement ou totalement de certaines charges sociales. Dédié aux demandeurs d’emploi, l’octroi se fait selon le cas après une demande adressée au CFE ou non. En effet, vous n’avez pas à le faire si vous choisissez de créer une société. L’octroi est automatique dans ce cas. 

Pour les demandeurs d’emploi indemnisés, il y a également d’autres dispositifs. En visitant le site culture-entrepreneur.com, vous obtiendrez plus de détails sur les différents options dont ils disposent. 

L’entrepreneur peut faire une demande de maintien de son allocation chômage mensuelle. On parle dans ce cas de maintien ARE. 

En dehors de cette dernière, il est possible d’accéder à une autre forme d’aide en tant que chômeur. En effet, avec l’Aide à la Reprise ou à la Création d’entreprise (ARCE), vous bénéficiez du versement en capital de 45% de l’allocation de chômage qui vous est due. Au début, vous ne percevez que 50% du montant et le reste est versé après 6 mois. 

Par contre, si vous avez un projet innovant et que la création nécessite des travaux de recherche et de développement, le statut Jeune Entreprise Innovante et le crédit d’impôt recherche sont de bons compromis. Avec ces dispositifs, vous avez un allègement des cotisations sociales et fiscales. En outre, selon la zone d’implémentation (prioritaire ou rurale), l’entreprise obtient un d’allègement fiscal.

Par ailleurs, le Congé pour Création d’Entreprise est un dispositif intéressant bien que peu connu. Avec ce congé, vous bénéficiez d’une suspension de votre contrat de travail. Pendant cette période, vous pourrez lancer votre entreprise. L’avantage est que vous avez la possibilité de reprendre votre poste ou un autre dans l’entreprise si votre projet n’a pas abouti.

Les bénéficiaires de l’ASS (Allocation de Solidarité Spécifique) et du RSA (Revenu de solidarité active) peuvent faire le maintien de leurs droits pendant le premier trimestre d’activité.  

Notez qu’il est possible de cumuler l’ACRE avec l’ARE ou l’ARCE et l’ARE avec l’ACRE. 

Les aides financières à la création d’entreprise 

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En dehors des aides fiscales et sociales, il y a de nombreuses aides financières à la création. Le NACRE (Nouvel Accompagnement pour la création d’entreprise et la reprise d’entreprise) en est une. Au prime abord, le porteur de projet est accompagné au montage du projet. Passé cette étape, il a accès à un prêt à taux zéro et sans garantie. Si besoin se fait sentir, le dispositif NACRE offre aux entrepreneurs un accompagnement au développement

En termes de création d’entreprise, il y a des aides destinées aux femmes entrepreneurs. Ces dernières bénéficient d’offres de prêts alléchants. 

De même, pour une meilleure inclusion, l’aide financière AGEFIPH est déployée aux handicapés. Un dirigeant handicapé souhaitant aller à la création et ayant au moins 1500 euros en fond propre, bénéficie d’une aide de 5000 euros. Il ne s’agit pas d’un prêt, mais d’une subvention. 

Vous pourriez aussi avoir gain de cause avec des crédits solidaires et des prêts d’honneurs. 

Les dispositifs d’accompagnement à la création 

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Les accompagnements non financiers sont divers. En dehors du NACRE, l’entrepreneur a accès à plein d’offres. On retrouve :

  • Des formations et accompagnements par les chambres de commerce et d’industrie ;
  • Les Boutiques de gestion qui apportent des conseils aux porteurs de projet ;
  • L’ADIE qui apporte son aide dans la gestion et le financement ;
  • Les incubateurs et autres structures de lancement d’entreprises ;
  • Le réseau entreprendre, qui est une référence en matière d’accompagnement.

Vous pourrez donc étudier la faisabilité de votre projet et rédiger des documents qui favorisent l’accès au financement. La majorité de ces réseaux et centres jouent un grand rôle dans l’accès au financement.